Sur l’air d’une chanson interprétée par Jean Gabin

Durant de nombreuses années, je me suis interrogée sur le sens de ma vie, ma place au cœur de mon arbre généalogique. Pourquoi cet arbre était-il précisément le mien ?  Et si j’étais née au cœur d’un autre arbre ? Que serait ma vie d’aujourd’hui ? J’ai avalé des dizaines de bouquins sur le sujet, lu des centaines d’articles, écouté des milliers de conférences et vous savez quoi, je m’interroge toujours.

Ce que je vous raconte aujourd’hui me fait toujours penser à la chanson de Jean Gabin dont voici les paroles pleines de sens :

« Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes,

J’parlais bien fort pour être un homme

J’disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

 C’était l’début, c’était l’printemps

Mais quand j’ai eu mes 18 ans

J’ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

 Et aujourd’hui, les jours où je m’retourne

J’regarde la terre où j’ai quand même fait les 100 pas

Et je n’sais toujours pas comment elle tourne !

 Vers 25 ans, j’savais tout : l’amour, les roses, la vie, les sous

Tiens oui l’amour ! J’en avais fait tout le tour !

 Et heureusement, comme les copains, j’avais pas mangé tout mon pain :

Au milieu de ma vie, j’ai encore appris.

C’que j’ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

 « Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau,

j’peux pas mieux dire, il fait très beau !

 C’est encore ce qui m’étonne dans la vie,

Moi qui suis à l’automne de ma vie

On oublie tant de soirs de tristesse

Mais jamais un matin de tendresse !

 Toute ma jeunesse, j’ai voulu dire JE SAIS

Seulement, plus je cherchais, et puis moins j’ savais

 Il y a 60 coups qui ont sonné à l’horloge

Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j’m’interroge ?

 Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU’ON NE SAIT JAMAIS !

 La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses

On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses

C’est tout c’que j’sais ! Mais ça, j’le SAIS… ! »

 

Et bien mon arbre à moi ne fait pas toujours le même bruit et ne s’habille pas toujours des mêmes couleurs, ca, j’le sais !

Mais j’ai appris une chose, même si on ne sait jamais, c’est tellement bon d’essayer de savoir…